namethumb_w600px_img_event_8a029ba3-ee71-426c-aab3-9e14353cba852 © Patrick Berger
  • Contemporaine (Danse)

Théâtre André Malraux (Rueil-Malmaison)

Place des Arts
92500 Rueil-Malmaison

12 jan. 2016

Le Mardi 12 janvier 2016 de 20:45 à 22:30.

Montalvo décloisonne les pratiques de la danse et confronte le Flamenco à la danse hip-hop, d’abord sur un Sacre à l’énergie débordante puis sur des chants traditionnels espagnols

« Cette nouvelle création que je prépare se présente comme un diptyque chorégraphique dans lequel j’ai voulu poser une image populaire à côté d’un tableau de Picasso, poser des chansons populaires à côté d’une œuvre de Stravinsky…
La pièce sera ainsi composée de deux parties musicales très distinctes qui jouent avec les classifications des cultures musicales savantes et populaires, sans les fondre ni les confondre. Deux parties intentionnellement hétérogènes, comme notre vie quotidienne l’est parfois : on peut dans la même journée écouter de la musique baroque, du rock ou de la musique hip- hop et sortir bouleversé d’un concert de musique classique ou contemporaine. Pour moi, accepter ce mélange des genres est une manière de penser et de sentir le monde. De jouer sans dogmatisme avec la culture d’élite et la culture de masse pour laisser la porte ouverte à l’exigence d’invention.
La première partie de mon spectacle sera construite sur la musique du Sacre du printemps, chef-d’œuvre musical et chorégraphique incontournable de l’histoire de l’art. Une œuvre qui m’a toujours fasciné par sa forme, sa sensualité sonore, son invention rythmique, ses vibrations, sa beauté énergique qui semblent nous parler directement au corps… Je souhaite proposer une lecture personnelle de cette œuvre à travers une écriture chorégraphique métisse, plurielle, une écriture qui accueille une grande variété de techniques de danse. Edgar Morin affirme que le cloisonnement des savoirs nous place dans une préhistoire de l’esprit, j’aime imaginer que le cloisonnement des pratiques corporelles nous place dans une préhistoire de la danse et que nous nous trouvons à l’aube de son histoire, à son « printemps ».
(…) Pourtant, ce hors-propos me semble nécessaire.
La deuxième partie de mon spectacle assemblera des chants traditionnels italiens, français, africains, des rythmes flamencos qui évoquent de façon décalée et joyeuse des scènes de fêtes de mon enfance dans le sud-ouest de la France. À ces souvenirs d’enfance réinventés s’entremêlent des tubes anglo-saxons des années 1965 et 1975, grands succès musicaux qui résonnaient, pendant mon adolescence, au moment de ma découverte des grands maîtres qui constituent aujourd’hui mon musée chorégraphique imaginaire. Cette deuxième partie évoque de façon décalée, rêvée, fantasmée, bricolée, les inspirations fondatrices de ma sensibilité esthétique, mon « background » chorégraphique.
Cette deuxième partie évoque aussi le monde de mon enfance, l’émerveillement de la découverte de la danse que j’essaie de retrouver avec un regard d’adulte. Elle est sous-tendue par un dialogue intime qui me lie et m’oppose à mes pères et à mes pairs. Un dialogue que je dédie à mon père. »

Référencement Agendas Web : www.danseaujourdhui.fr