We wear our wheels with pride (…)

namethumb_w600px_img_event_665ec184-f80f-4f50-b058-3c0eaf0f7923 © Jérôme Séron
  • Danse du Monde

Théâtre des Treize Vents (Montpellier)

Avenue Albert Einstein
34000 Montpellier

6 juil. 2020 - 7 juil. 2020

juillet 2020 :

  • Lundi 6 de 20:00 à 22:00
  • Mardi 7 de 20:00 à 22:00

« une virevoltante fresque chorégraphique à la puissante résonance politique » Jérôme Provençal

En activité intensive depuis les années 1990, Robyn Orlin développe un univers scénique haut en couleurs, à l’intérieur duquel se manifeste un regard critique – souvent caustique – sur le monde qui l’entoure, à commencer par son pays d’origine, l’Afrique du Sud. Aussi exubérantes que mordantes, ses pièces tendent toujours, au-delà de la jubilation immédiate qu’elles suscitent, à rendre saillante une réalité sociopolitique particulière.
Après avoir signé une détonante adaptation des Bonnes de Jean Genet, l’iconoclaste chorégraphe, poursuivant son cheminement artistique à un rythme soutenu, réapparaît maintenant avec we wear our wheels with pride and slap your streets with color… we said ‘bonjour’ to satan in 1820… Présentée en création à Montpellier Danse, cette nouvelle pièce se fonde sur le souvenir des rickshaws zoulous (taxis-vélos) que Robyn Orlin a pu voir durant son enfance en Afrique du Sud, alors encore sous le joug sinistre de l’apartheid. Rivalisant de souplesse et de rapidité tout en redoublant d’inventivité pour personnaliser leur véhicule et leur tenue vestimentaire, les conducteurs de ces rickshaws lui « semblaient danser, le corps suspendu dans les airs. »
Conçu comme un hommage à ces flamboyants acrobates de la rue, we wear our wheels with pride and slap your streets with color… we said ‘bonjour’ to satan in 1820… s’attache aussi – et surtout – à dévoiler l’envers du décor et, par voie de conséquence, à creuser la question du colonialisme, récurrente dans l’œuvre de Robyn Orlin. En synergie avec plusieurs jeunes et remarquables danseurs sud-africains de la compagnie Moving Into Dance, celle-ci compose ici une virevoltante fresque chorégraphique à la puissante résonance politique. Jérôme Provençal