Sarabande / Petite Mort / No More Play

namethumb_w600px_img_event_ef573136-83e7-4f11-9521-0be50794bb6b © Michel Cavalca
  • Ballet

Les Gémeaux, scène nationale (Sceaux)

49 Avenue Georges Clemenceau
92330 Sceaux

16 mai. 2018 - 18 mai. 2018

mai 2018 :

  • Mercredi 16 de 20:45 à 22:15
  • Jeudi 17 de 20:45 à 22:15
  • Vendredi 18 de 20:45 à 22:15

Soirée d’exception

Une lumineuse Sarabande
Au New York City Ballet où il fut principal dancer, Benjamin Millepied avait interprété « A Suite of Dances » de Jerome Robbins, sous la direction du chorégraphe lui-même, sur les « Suites pour violoncelle » de Bach. C’est sans doute en réminiscence de ce magnifique solo qu’il compose en 2009 le quatuor masculin « Sarabande », sur les « Sonates et partitas pour flûte et violon seuls » de Bach. Avec le maître américain, il partage une musicalité exempte de toute redondance gestuelle. Pourtant, il réussit à s’affranchir de son illustre exemple pour installer sa propre écriture, sans copie ni redite. Ouverte sur une variation solo, la pièce alterne les séquences à deux, à trois ou à quatre. La danse, sereine et légère, semble s’inventer à mesure qu’elle s’écrit. Juste sur la note, tout en fluidité et en souplesse.

Petite Mort
Syncope ou extase ? Le titre même du ballet entretient l’équivoque. Qui se prolonge lorsque le rideau s’ouvre sur six hommes et six femmes, les premiers au bras prolongé d’un fleuret, les secondes vêtues d’un simple bustier, puis protégées derrière une robe à panier. Durant dix-huit minutes écrites au cordeau sur deux célèbres mouvements lents des concertos pour piano de Mozart, les six couples se livrent à une danse de désir et de mort. Provocation, séduction, danger, sexualité : les deux sexes se défient en une série de pas de deux à la richesse de mouvements inépuisable, jusqu’à l’acmé qui donne son nom a la pièce. Créée en 1991 lors du festival de Salzbourg, pour le bicentenaire de la mort de Mozart, ce chassé-croisé amoureux et guerrier n’a pas pris une ride.

No More Play
Un simple plateau de jeu sculpté par Alberto Giacometti inspira à Jirí Kylián ce ballet pour trois hommes et deux femmes créé en 1996. Son entrée au répertoire du Ballet de l’Opéra de Lyon en avril 2018 permet d’admirer une œuvre singulière, conçue par le chorégraphe sur les » Cinq mouvements op. 5 pour quatuor à cordes » d’Anton Webern.
Les danseurs, sur deux plateaux décalés, sont les pièces aléatoires d’une partie aux règles « très strictes, écrites dans une langue oubliée depuis des lustres ». Aiguisée, ludique et implacable, la pièce appartient au cycle des « Black and White Ballets ».

Textes d’Isabelle Calabre

Référencement web par DanseAujourdhui

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