Roméo et Juliette

namethumb_w600px_img_event_bc914cc6-00a1-4d5c-9211-79081e79e566 © La Comédie de Clermont-Ferrand
  • Ballet

La Comédie de Clermont-Ferrand (Clermont-Ferrand)

71 Boulevard François Mitterrand
63000 Clermont-Ferrand

27 mar. 2018 - 30 mar. 2018

mars 2018 :

  • Mardi 27 de 20:30 à 22:00
  • Mercredi 28 de 20:30 à 22:00
  • Jeudi 29 de 20:30 à 22:00
  • Vendredi 30 de 20:30 à 22:00

Une fresque devenue mythique

Toujours provocateurs les héros mythiques de cette oeuvre de William Shakespeare (1596), mise en musique par Serge Prokofiev (1935), chorégraphiée par Angelin Preljocaj pour la première fois en 1990 pour le Ballet de l’Opéra de Lyon, reprise en 1996 par le Ballet Preljocaj et jouée depuis dans le monde entier. Toujours actuelle la lutte de ces deux adolescents pour conquérir leur liberté et assouvir leur désir d’être ensemble, ailleurs, pour vivre une autre vie hors des cadres moraux et sociaux, figés et contraignants, hors de tout ce qui limite leur soif de bonheur. Toujours aussi passionnel ce choc de deux corps qui se cherchent et se désirent, se découvrent et s’apprivoisent. C’est un hymne à la jeunesse fougueuse et frondeuse que propose le chorégraphe et ses vingt-quatre danseuses et danseurs, habitant intensément le plateau scénographié par le dessinateur Enki Bilal pour donner l’image d’une Vérone de fiction, une ville sous haute surveillance devenant le lieu de tous les affrontements, militaires ou amoureux. Dans les combats de jeunes guerriers comme dans les confrontations amoureuses, les corps s’envolent, se tordent, se plient sous les coups, se désarticulent et se mêlent. Ces corps-à-corps réglés minutieusement laissent une large place à la sensualité et se développent jusqu’à l’épuisement. Dans le clair-obscur des nuits italiennes propice aux guets-apens, on manie le gourdin, on assassine tout autant qu’on se frôle, qu’on s’enlace, qu’on se livre aux joies de l’amour, qu’on oublie tout avant d’être rattrapé par la réalité d’un monde sans pitié pour ceux qui tentent de briser innocemment les règles. D’une absolue fidélité à Shakespeare et à la très riche partition de Serge Prokofiev, Angelin Preljocaj sait aussi être novateur. Sa danse bouscule les codes sans effacer la pureté et la grâce des gestes et des mouvements. Et lorsque la mort s’empare du plateau pour clore la tragédie, on est ému par la beauté de ce chant d’amour intemporel et universel.

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Référencement web par DanseAujourdhui

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