Quatuor n°4 – Die grosse fuge – Verklärte Nacht

namethumb_w600px_img_event_c3020408-1ed1-4f40-b875-c24906653cea3 © Herman Sorgeloos
  • Ballet

21 oct. 2015 - 8 nov. 2015

octobre 2015 :

  • Mercredi 21 de 19:30 à 21:30
  • Jeudi 22 de 19:30 à 21:30
  • Vendredi 23 de 19:30 à 21:30
  • Samedi 24 de 19:30 à 21:30
  • Lundi 26 de 19:30 à 21:30
  • Mardi 27 de 19:30 à 21:30
  • Mercredi 28 de 20:30 à 22:30
  • Vendredi 30 de 19:30 à 21:30
  • Samedi 31 de 19:30 à 21:30

novembre 2015 :

  • Lundi 2 de 19:30 à 21:30
  • Mardi 3 de 19:30 à 21:30
  • Jeudi 5 de 19:30 à 21:30
  • Vendredi 6 de 19:30 à 21:30
  • Samedi 7 de 19:30 à 21:30
  • Dimanche 8 de 14:30 à 16:30

Un triptyque qui parcourt dix années de création chorégraphique d’Anne T de Keersmaeker

Ce triptyque traverse dix années de création (de 1986 à 1995) et témoigne des singuliers dialogues d’Anne Teresa De Keersmaeker avec les grandes partitions de la musique classique. Sans doute le mot « dialogue » est-il d’ailleurs trop fade pour rendre compte de ce corps-à-corps entre deux arts.
De Keersmaeker s’adresse à la musique selon toutes les nuances de la passion amoureuse : demande, défi, surenchère. Notion-clé : polyphonie. L’irrésistible énergie que délivrent ces corps fluides et nerveux – tantôt bardés d’insolence, tantôt exténués et comme vaincus par la musique – relève essentiellement d’un « vertige du contrepoint ». Toujours une voix en plus, toujours une diagonale nouvelle, une combinaison imprévue, multipliant les courbes d’une spirale de mouvements où le spectateur se perd, et jubile de se perdre. Le travail sur le Quatuor n°4 de Bartók relève du premier style de De Keersmaeker : une combinatoire de courts motifs, déployés avec un humour sec par un quatuor de jeunes filles à la féminité adolescente. La virtuose chorégraphie de la Grande Fugue de Beethoven, très masculine cette fois et basée sur la figure de la chute, permet de mesurer le mûrissement de la technique compositionnelle de la chorégraphe. Le troisième volet, La Nuit transfigurée, consacré au jeune Schönberg, dévoile enfin sa part la plus secrète : la soirée se ferme dans un déchirant abandon, avec l’évocation quasi narrative d’un couple transfiguré par le don d’amour – à l’image d’une danse possédée par la mélomanie. Partageant la même intensité musicale, ces trois ballets composent un ensemble à la fois poétique et mystérieux, qui fait aujourd’hui son entrée au repertoire du Ballet de l’Opéra de Paris.

Référencement Agendas Web : www.danseaujourdhui.fr