L’incognito + Gravité

namethumb_w600px_img_event_67be494a-6686-49f0-a47d-68093413b161 © DR
  • Contemporaine (Danse)

La Comédie de Clermont-Ferrand (Clermont-Ferrand)

71 Boulevard François Mitterrand
63000 Clermont-Ferrand

2 mai. 2017 - 5 mai. 2017

mai 2017 :

  • Mardi 2 de 20:30 à 22:00
  • Mercredi 3 de 20:30 à 22:00
  • Jeudi 4 de 20:30 à 22:00
  • Vendredi 5 de 20:30 à 22:00

Deux propositions chorégraphiques pour une soirée, deux formes pour voir danser Fabrice Lambert.

Deux propositions chorégraphiques pour une soirée, deux formes pour voir danser Fabrice Lambert, différentes quant à leur origine, puisque la première est le résultat d’une commande et la seconde une initiative personnelle. La commande vient du Festival concordan(s)e qui, en 2015, lui a proposé trois œuvres de trois auteurs différents, à charge pour lui de choisir celui ou celle avec qui il aurait envie de partager le plateau. Séduit par le style narratif de la romancière Gaëlle Obiégly, pensionnaire de la Villa Medicis la même année, dont les textes empruntent souvent à divers genres et disciplines artistiques, c’est avec elle qu’il choisit de construire L’Incognito, duo entre une femme silencieuse assise dans un fauteuil et un homme fantomatique au visage voilé. Très vite, un lien s’établit entre la parole de cette femme, projetée en voix off, et le corps de l’homme réagissant aux pensées de la femme. Un poème en acte et une variation mystérieuse sur deux présences qui s’inventent.

Autre disparition avec Gravité, mais d’une autre nature, dans ce solo tenant de la performance et de l’installation, comme un moment d’hypnose étrange et captivant. Le corps d’un homme allongé sur une fine couche d’eau se reflète sur un écran blanc situé derrière lui. À la faveur d’un projecteur, chaque mouvement de l’homme s’inscrit sur la toile blanche. Se produit alors une sorte d’effacement-dédoublement de ce même corps, qui bouge simultanément dans ces deux espaces, celui réel du plateau, celui immatériel de l’écran. Grâce à ce procédé dépouillé à l’extrême qui capte le plus infime mouvement, l’homme allongé sur le sol semble marcher sur les eaux. Le corps se diffracte, perd forme humaine, se reconstitue, se dissout. L’illusion est totale, et cet univers onirique un pur enchantement.

Pour La Comédie de Clermont-Ferrand

Référencement web par www.danseaujourdhui.fr