nameimg_event_ee44aa0a-7e3f-48e9-9d13-4ae87b9ff5662 © J.C. Carbonne
  • Contemporaine (Danse)

Théâtre National de Chaillot (Paris)

1 Place du Trocadéro et du 11 Novembre
75016 Paris

3 jan. 2014 - 19 jan. 2014

janvier 2014 :

  • Vendredi 3 de 20:30 à 22:00
  • Samedi 4 de 20:30 à 22:00
  • Dimanche 5 de 15:30 à 17:00
  • Mardi 7 de 20:30 à 22:00
  • Mercredi 8 de 20:30 à 22:00
  • Jeudi 9 de 20:30 à 22:00
  • Vendredi 10 de 20:30 à 22:00
  • Samedi 11 de 20:30 à 22:00
  • Dimanche 12 de 15:30 à 17:00
  • Mardi 14 de 20:30 à 22:00
  • Mercredi 15 de 20:30 à 22:00
  • Jeudi 16 de 20:30 à 22:00
  • Vendredi 17 de 20:30 à 22:00
  • Samedi 18 de 20:30 à 22:00
  • Dimanche 19 de 15:30 à 17:00

« En relation avec Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture qui s’interroge sur la Méditerranée, je souhaite aborder une recherche autour des Mille et Une Nuits.

Au-delà du mystère de cet ouvrage écrit assurément à plusieurs mains et qui déploie des récits extrêmement variés, sortant les uns des autres comme des poupées gigognes, ce texte a fait rêver des générations de lecteurs, intrigués de tout temps par sa dimension fantastique et érotique.

Il y a dans ces contes des aspects très sensuels, que j’aimerais redéployer dans la danse. En 1988, j’avais créé la pièce Liqueurs de chair, dont la thématique était spécifiquement concentrée sur la notion de l’érotisme, mais imprégnée par l’esthétique des surréalistes. J’aimerais de nouveau me pencher sur cette question dans un contexte plus flamboyant tout en gardant le mystère et la fascination que produit encore l’Orient dans l’inconscient collectif.

Par ailleurs, ce qui est passionnant dans les Mille et Une Nuits, c’est le dispositif mis en place à travers la figure de Shéhérazade qui par le verbe, la culture et l’intelligence, se dresse comme un rempart à la barbarie et nous questionne sur la place de la femme dans nos sociétés.

On le voit, les pistes ouvertes par ce monument de la littérature sont pléthore et chaque thématique me pousse à développer la danse en tant que concept, à emmener plus loin l’écriture même du mouvement.

Avec Les Nuits, il s’agira vraisemblablement d’aller au plus près du mystère d’un Orient rêvé où les corps se feraient signes, comme une calligraphie des affects et des humeurs. »
Angelin Preljocaj