namethumb_w600px_img_event_e55e4143-fa99-4fd3-bc80-675b0d4b0b8b © Jad Safar
  • Contemporaine (Danse)

Le Tarmac (Paris)

159 Avenue Gambetta
75020 Paris

10 mar. 2017 - 11 mar. 2017

mars 2017 :

  • Vendredi 10 de 20:00 à 21:00
  • Samedi 11 de 16:00 à 17:00

Ali Chahrour interroge les rituels chiites et leurs métamorphoses contemporaines

« Habitant du désert, Tu m’as appris à pleurer. Ton souvenir m’a fait oublier toutes les catastrophes. Et même absent sous terre, Tu seras toujours présent dans mon coeur triste. » Fatmeh. Fatmeh, prénom arabe qui hante la culture populaire dans tout le monde arabe. Prénom de la fille du Prophète Mahomet. Fille dont les lamentations poétiques – écrites au VIIe siècle – sont récitées dans cette pièce qui en porte le nom. Et pour le spectateur, il s’agit d’assister à l’autre face de la recherche d’Ali Chahrour sur la tristesse achevée avec Leïla se meurt et d’entendre la voix sacrée qui résonne avec celle, séculaire, d’Oum Kalsoum, diva égyptienne des années 30 surnommée l’Astre d’Orient. Deux femmes chantant la joie et la douleur avec lesquelles le chorégraphe libanais, dans une cérémonie réinventée, ouvre un dialogue, interroge ce qui est permis et ce qui est tabou. Autant d’attitudes qu’il met en débat sur un plateau, espace de liberté proche de celui des célébrations rituelles du deuil, seul moment dans la culture religieuse qui est la sienne où « le corps peut s’exprimer librement » en libérant ses émotions. Un corps affranchi de toute technique, comme celui de ses interprètes non-danseuses, qu’Ali Chahrour a choisies pour approcher « le mouvement brut du caractère sacré ».

Pour le Festival d’Avignon

Référencement web par www.danseaujourdhui.fr