Empty Moves (Parts I, II & III)

namethumb_w600px_img_event_dacb0a61-bc58-4749-a62c-5cf6592bacf49 © Jean-Claude Carbonne
  • Contemporaine (Danse)

Théâtre de la Ville (Paris)

2 Place du Châtelet
75004 Paris

17 fév. 2015 - 28 fév. 2015

février 2015 :

  • Mardi 17 de 20:30 à 22:00
  • Mercredi 18 de 20:30 à 22:00
  • Jeudi 19 de 20:30 à 22:00
  • Vendredi 20 de 20:30 à 22:00
  • Samedi 21 de 20:30 à 22:00
  • Lundi 23 de 20:30 à 22:00
  • Mardi 24 de 20:30 à 22:00
  • Mercredi 25 de 20:30 à 22:00
  • Jeudi 26 de 20:30 à 22:00
  • Vendredi 27 de 20:30 à 22:00
  • Samedi 28 de 20:30 à 22:00

Angelin Preljocaj, une danse abstraite à la recherche de la perfection.

À partir d’une performance oratoire et musicale de John Cage, Angelin Preljocaj joue avec la matérialité des gestes et leur déploiement dans l’espace.
Et passe, délace, s’enchâsse ou lâche. Et passe, ressasse, à l’infini. Jamais le mouvement ne semble vouloir s’épuiser. Il court au corps à corps, se noue par instants, s’écoule en flux continu, tandis que des mots, pilés en phonèmes, malaxés en une suite aléatoire de sons, fusent à voix lente, imperturbables, dans un vacarme de huées. Créé en plusieurs parties depuis 2004, Empty Moves s’écrit en trois actes au revers de la performance Empty Words, donnée à Milan en 1977 par John Cage, qui désintégrait le texte de l’essayiste et poète américain David Thoreau pour composer une partition sonore au hasard. Suivant le même processus, angelin preljocaj vide les gestes de tout signifié et joue avec leur matérialité singulière, leur déploiement dans l’espace, leurs possibilités combinatoires, pour décliner les variations de sa propre syntaxe chorégraphique. Portée par quatre interprètes de haute précision, la danse ici récuse le discours ; elle se délie de l’injonction du sens et ravit les sens. Gwenola David pour le Théâtre de la Ville