Die Weise von Liebe und Tod des Cornets Christoph Rilke

namethumb_w600px_img_event_26b30549-e87a-43b4-b7c2-2c77665826874 © Anne Van Aerschot
  • Contemporaine (Danse)

Théâtre2Gennevilliers (Gennevilliers)

41 Avenue des Grésillons
92230 Gennevilliers

25 nov. 2015 - 29 nov. 2015

novembre 2015 :

  • Mercredi 25 de 20:30 à 22:00
  • Jeudi 26 de 19:30 à 21:00
  • Vendredi 27 de 20:30 à 22:00
  • Samedi 28 de 20:30 à 22:00
  • Dimanche 29 de 15:00 à 16:30

Anne T de Keersmaeker se sert de l’écriture de Rilke pour faire naître la danse d’un texte et chorégraphier les non-dits

Chaque création de Anne Teresa de Keersmaeker est l’occasion de découvrir une nouvelle pièce de la collection d’objets aimés qu’elle conserve : des œuvres l’ayant traversée, bousculée, amenant une autre manière de nouer le corps, la voix, la musique et la scène. Depuis ses premières recherches sur Steve Reich, ce sont bien sûr des musiques qui l’accompagnent – mais aussi des textes, des images, transformant le potentiel de sa danse, la remettant sans cesse au travail. En solo sur Le Chant de la terre de Mahler, en duo sur Les Sonates pour violon seul de Bach, ou plus récemment conjuguant la musique de Brian Eno aux textes de Shakespeare dans Golden Hours (As you like it), elle réinvente une syntaxe épurée, cherchant la forme d’un échange, le dispositif scénique et l’écriture chorégraphique qui saura mettre en résonance les instruments et les corps, les notes et les gestes.

Comment faire surgir le mouvement d’une scansion, d’un style ? Faire naître la danse d’un texte sans l’asservir à son sens, à son histoire, mais au contraire l’enrichir de toutes ses nuances intérieures : chorégraphier les non-dits, les zones de turbulence, l’infra-sens qu’il génère ? L’écriture en vers ou en prose de Rainer Maria Rilke a poussé très loin le souci d’une musicalité basée sur toutes les ressources de la langue. Souhaitant depuis longtemps s’y confronter, Anne Teresa de Keersmaeker s’est attachée à une nouvelle de jeunesse, Die Weise von Liebe und Tod des Cornets Christoph Rilke.
De cette histoire tramée d’héroïsme et d’érotisme, elle a tiré une partition chorégraphique fondée sur le souffle, la voix, soulignant les rythmes, grattant les mots, afin « d’explorer les interstices dévoilés par Rilke : toutes ces zones d’ombre entre respiration, parole et chant, entre masculin et féminin, entre lyrique et prosaïque ».

Référencement Agendas Web : www.danseaujourdhui.fr