C’est l’oeil que tu protèges qui sera perforé

namethumb_w600px_img_event_d7b9f58b-4d87-4c23-a026-29a7684ebfd5 © DR
  • Contemporaine (Danse)

Studio Bagouet - Agora (Montpellier)

Boulevard Louis Blanc
34000 Montpellier

2 juil. 2015 - 6 juil. 2015

juillet 2015 :

  • Jeudi 2 de 20:00 à 21:00
  • Vendredi 3 de 18:00 à 19:00
  • Samedi 4 de 18:00 à 19:00
  • Dimanche 5 de 22:00 à 23:00
  • Lundi 6 de 22:00 à 23:00

Evocation de l’existence et de l’exil, sans poncif et avec une splendeur concise

Récemment nommé à la tête du Centre chorégraphique national de Montpellier, Christian Rizzo sera l’invité de ce Festival 2015 avec une de ses pièces les plus touchantes. Ce solo, créé en 2011 pour le danseur turc Kerem Gelebek, est une évocation de l’existence et de l’exil, sans poncif et avec une splendeur concise.

Transmission et procuration
“Ce solo est né du désir de me remettre à danser”. Voilà pour l’intention. Rapidement, Christian Rizzo se rend compte que sa place dans ce projet n’est pas sur scène. Il se tourne alors vers Kerem Gelebek, danseur turc qu’il a rencontré en 2007 et qui, depuis, est régulièrement invité dans ses créations. Le chorégraphe reconnaît dans sa silhouette, ses postures et ses gestes, un possible double incarné. Ce troublant mimétisme devient alors matière à expériences. Évidences des reflets, jeux de miroirs, pensées cognitives, face à face des corps : le solo se transforme en laboratoire d’émotions.

Migrations et vagabondages
C’est l’oeil que tu protèges qui sera perforé traduit le signe d’une méfiance exagérée envers nos destins. Cette drôle d’idée qu’à force de craindre le pire, il finit par arriver. Sur scène, Kerem Gelebek dévoile, petit à petit, méticuleusement, les quelques traces d’une histoire pétrie d’exil. Des scories qui tiennent dans un simple bagage, auxquelles on s’attache pour ne pas se perdre. Une boîte de bois ou un sac à dos d’où sortent des objets et des messages. Une plante verte, des livres abîmés ou une paire de chaussettes. Et des lettres pour former des mots en majuscules… Ici et ensemble. Une fois déballées, le danseur oublie ses attaches pour s’ouvrir corps et âme dans des solos vifs et percutants. La danse prend corps. La beauté se charge du reste. ld

Référencement agendas web : www.danseaujourdhui.fr