And so you see… Our honourable blue sky and ever enduring sun… can only be consumed slice by slice…

namethumb_w600px_img_event_ffb76d36-1956-46a2-88b6-e27c12f94380 © DR
  • Contemporaine (Danse)

Château de Grammont (Montpellier)

Domaine de Grammont
34000 Montpellier

30 juin. 2016 - 2 juil. 2016

juin 2016 : Jeudi 30 de à

juillet 2016 :

  • Vendredi 1 de 20:00 à 21:30
  • Samedi 2 de 20:00 à 21:30

Robyn Orlin utilise la forme du requiem pour évoquer les particularités et les déséquilibres que connait l’Afrique du Sud mais qui touchent aussi l’ensemble
du monde…

ET DONC VOICI… NOTRE CIEL HONORABLEMENT BLEU ET NOTRE CONSTANT SOLEIL… QUI NE PEUVENT ÊTRE CONSOMMÉS QUE PETIT À PETIT…

Habituée du festival Montpellier Danse, la chorégraphe sud-africaine Robyn Orlin qui vit aujourd’hui à Berlin est rattrapée par son pays d’origine, l’Afrique du Sud, et les vingt années traversées depuis la sortie de l’apartheid. Indignée par les fréquents oublis ou violations de droits constitutionnels, elle utilise la forme du requiem pour évoquer les particularités et les déséquilibres que connait l’Afrique du Sud, mais qui touchent aussi l’ensemble du monde. Cela ne pouvait que l’irriter une fois encore et lui donner matière à répondre dans son nouveau spectacle conçu avec Albert Obokwe Khoza and so you see… our honourable blue sky and ever enduring sun… can only be consumed slice by slice… auquel elle a donné le sous-titre de « Requiem à l’humanité ».

«Toutes les volontés, s’insurge-t-elle, de questionner les représentations mentales figées sur le genre, la race et le développement intellectuel, sont considérées comme des provocations et des atteintes au courant de pensée conservateur. Pourquoi ne peut-on être gay et inscrit dans la culture traditionnelle ? Pourquoi ne peut-on être diplômé de l’université et pratiquer la religion et la médecine africaines coutumières ? Pourquoi ne peut-on être citoyen du monde et authentique Sud-Africain ? Pourquoi ces ambivalences sont-elles vues comme des trahisons plutôt que comme des occasions de s’ouvrir à la nouveauté ?… ».

Prenant fait et cause pour le besoin vital des jeunes Sud-Africains de se libérer, elle s’inquiète: « mais survivront-ils aux meurtres punitifs, aux punitions « correctives ? ». Mettant en scène mentalement un collectif de dissidents, faisant surgir un personnage kafkaïen, plantant une caméra fixe dans le public (douce surveillance), elle entonne une prière d’espoir. mcv

Référencement Agendas Web : www.danseaujourdhui.fr