Miyagi – Mahabharata

Miyagi – Mahabharata
  • miyagi-mahabharata©raynaud de lage

35.00€ 28.00€

THEATRE JAPONAIS

Samedi 24 novembre 2018, 20h

Grande Halle de La Villette

 

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Avis

J’ai vu le Mahabharata de Satoshi Miyagi au Festival d’Avignon en 2014.

J’y étais ! Ce fut un moment extraordinaire dans la carrière de Boulbon. Beaucoup d’humour, des scènes de beauté à couper le souffle, des costumes de papier, des musiciens inspirés...

Satoshi Miyagi est un très grand metteur en scène japonais, renommé en son pays et à l’étranger. Je l’ai découvert en 2014 au Festival d’Avignon IN et retrouvé avec mon groupe en 2017 dans la Cour d’honneur du Palais des Papes avec Antigone, qui je l’espère sera programmée un jour à Paris.

Il est un des rares à avoir les moyens de faire vivre une compagnie et de gérer un lieu extraordinaire dédié à son art : le Centre des arts vivants de Shizuoka. C’est une sorte de grand parc avec des salles de théâtre de jauge et de situation variée (fermée ou ouverte sur l’extérieur), studio etc. La compagnie vit sur place.

A l’occasion d’une rencontre organisée avec Satoshi Miyagi en juillet 2017 par le festival d’Avignon, j’apprends avec stupeur que les artistes sur scène sont aussi bien danseur et musicien selon les pièces. il faut le voir pour ne pas le croire !

miyagi-mahabharata©Christophe Raynaud de Lage

Présentation de Mahabharata de Miyagi par le Festival d’Avignon

Les splendeurs du théâtre japonais au service d’un texte mythique venu du plus loin de la culture indienne, un texte fondateur pour une civilisation, que Satoshi Miyagi veut faire sien sans trahir la beauté de la légende historique. Le metteur en scène confie à vingt-cinq acteurs-danseurs et musiciens le soin de relater un des épisodes de cette épopée : l’histoire d’amour contrariée du roi Nala et de la belle princesse Damayanti, son épouse, avec toutes les épreuves initiatiques qu’ils devront traverser, leur rencontre avec les monstres des forêts mais aussi les bons génies qui vont les aider à se retrouver. En une suite de tableaux vivants ponctués par la narration d’un récitant, ce sont les corps des acteurs, vêtus de somptueux kimonos en papier, référence à l’époque Heian (IXe-XIIe siècles), qui sont mis en scène avec une précision de gestes et de regards qui émerveille. Ces corps racontent les batailles, les intrigues, l’errance, le désir, l’amour, la peur, les histoires des hommes perturbées par les dieux. Habitées par la force du poème, ces figures vivantes transmettent, parfois avec beaucoup d’humour et de distance, l’émotion d’une fresque qui nous semble toujours aussi merveilleuse et riche d’enseignement. Dans la carrière de Boulbon, où Peter Brook avait mis en scène pour la première fois ce poème en 1985, Satoshi Miyagi, entre tradition et modernité, fait entendre l’universalité d’une oeuvre encore et toujours envoûtante.

Image © Raynaud de Lage pour le Festival d’Avignon