Alain Platel – Nicht Schlafen

Alain Platel – Nicht Schlafen
  • Alain Platel-Nicht Schlafen. © Chris Van der Burght

25.00€ 16.00€

RECOMMANDATION

Soirée de réouverture du théâtre après travaux

MC93, Bobigny

Mardi 23 mai 2017, 20H

Produit épuisé

Partager

Avis

Recommandation DanseAujourdhui

Personnellement, je ne manque aucune pièce d’Alain Platel, un des plus grands chorégraphes belges contemporains. Grand révélateur de talents : Sidi Larbi Cherkaoui, Franck Chartier et Gabriela Carrizo de Peeping Tom, Kaori Ito, Koen Augustijnen etc. sont devenus chorégraphes après avoir dansé dans les ballets c de la b.

Pour moi, les pièces d’Alain Platel font partie de mes plus beaux souvenirs de danse et des plus bouleversants. C’est ainsi.

Par ailleurs, la plasticienne Berlinde De Bruyckere  élabore pour les danseurs des ballets c de la b une scénographie originale et collabore ainsi pour la première fois avec Alain Platel. Personnellement j’aime aussi beaucoup son travail découvert à Avignon dans le Palais des papes il y’a quelques temps mais âmes sensibles s’abstenir !

J’ai choisi des billets à la date de la première parisienne, qui coïncide avec la réouverture du théâtre de Bobigny, dirigée par Hortense Archambault, ex-directrice artistique du festival d’Avignon IN. Double motif de faire la fête ce soir-là !

Synopsis

Nicht Schlafen se nourrit des lieder de Gustav Mahler mais aussi de certains aspects de la biographie du compositeur. Ce dernier meurt en 1911 à Vienne dans ce moment charnière du début du XXe siècle. Le metteur en scène Alain Platel se penche sur ce siècle naissant, à la lumière de l’ouvrage de l’historien Philipp Blom : Les années vertigineuses : Europe, 1900-1924.
Ces premières décennies, incertaines et chaotiques ne sont pas sans rappeler notre propre entrée dans le XXIe siècle et c’est bien ce parallèle que souhaite mettre en lumière Alain Platel. Intérêt historique donc, mais aussi esthétique. La musique de Gustav Mahler est le reflet des incertitudes de son temps et exacerbe les émotions de l’époque. Ses grandes symphonies alternent entre trivialité et gravité et libèrent l’écriture musicale de l’époque. Un romantisme apocalyptique donc, qui emboîtera progressivement le pas du modernisme.
Alain Platel interroge cette révolution artistique et la vie de ce grand artiste autrichien pour signer une œuvre résolument contemporaine, à l’image du credo de la compagnie. « Cette danse s’inscrit dans le monde et le monde appartient à tous. » Le directeur musical Steven Prengels crée un paysage sonore dans lequel fourmillent des samples issus de notre environnement naturel et des sons de la vie quotidienne. À cela se mêlent des traditions polyphoniques des chanteurs congolais Boule Mpanya et Russell Tshiebua. Ensemble, ils offrent au plateau fraîchement rénové de la MC93 un ballet sensible et contemporain à l’image de l’œuvre riche et éclectique des Ballets C de la B. Pour la MC93