Dave St-Pierre – LA PORNOGRAPHIE DES ÂMES

Dave St-Pierre – LA PORNOGRAPHIE DES ÂMES

26.00€ 16.00€

Le rire ravageur et libérateur

Théâtre de la Ville

6, 10, 14 février 2014

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La recommandation de DanseAujourdhui

Dave St-Pierre est le chorégraphe québécois le plus populaire au Canada et sa pièce La P… des Âmes, sa première création marquante. Deux bonnes raisons pour le découvrir en février à Paris. Le chorégraphe Dave St-Pierre et ses 14 danseurs ont choisi l’humour comme arme de destruction massive de nos pudeurs. La pièce est une composition en 26 tableaux successifs comme autant de thèmes décrivant l’enfer auquel peut nous conduire la passion ou le drame.

 Le rire libérateur

La P…des Âmes est une oeuvre de jeunesse, la première à laquelle il donne sa marque. « Cette pièce est née parce que j’étais désemparé, choqué, enragé envers plein de choses » (propos recueillis par Fabienne Cabado). Dave St-Pierre a tout juste 30 ans l’année de sa création et danse depuis des années déjà. C’est le rire ravageur qu’il cherche à provoquer en jouant des excès.

Le propos est cru, la nudité présente. Mais Dave St-Pierre est dans la provocation juvénile, la caricature démesurée, non pas pour choquer mais pour s’exprimer avec franchise. L’enjeu pour lui et ses danseurs est l’intégrité de son propos. La question du sens est une question de vie.

Les réactions du public sont la franche rigolade, voire même le rire euphorique. Le public retrouverait son rire d’enfant et le joyeux temps de l’innocence.

Voir un extrait-vidéo

 Le chorégraphe québécois le plus populaire

La P… des Âmes a reçu un accueil délirant dès sa créationen 2004. Du jamais vu, paraît-il, au Québec, où la danse contemporaine est riche et variée. En 2005, Dave St-Pierre est reconnu par les médias québécois comme la personnalité de l’année. Son spectacle entame sa première tournée européenne et reçoit le prix du meilleur spectacle de l’année en Allemagne.

Aujourd’hui, la pièce a été représentée plus de 100 fois à travers le monde. Elle est rejouée à Paris au Théâtre de la Ville avec deux autres pièces. « Un peu de tendresse, bordel de merde » avait été présenté à Avignon en 2009, à la Biennale de Lyon en 2012 et au Théâtre de la Ville en 2013. « Foudres », sa dernière création, clôt sa trilogie sur l’amour, la haine et la mort. Catherine Zavodska (photo copyright T. Ammerpohl)

Lire aussi la critique de Carine Roy, publié sur le site de BSCNews.fr (cliquez sur le lien)

Texte de présentation dans le programme du Théâtre de la Ville :

« On ne peut pas plaire à tous », prévient Dave St-Pierre. En trois pièces généreusement démesurées, le chorégraphe montre en tout cas qu’il « déteste la tiédeur ».

« Je déteste la mièvrerie. Je déteste la tiédeur. On ne peut pas écrire sur une pièce avec des mots sans verve, des mots qui ne disent rien, qui parlent du vide. Je crée avec mes tripes et inévitablement, lorsqu’un texte s’y colle, il se doit d’être viscéral.

Je suis probablement un des seuls créateurs qui ait écrit lui-même son texte de présentation. Certes, j’ai une grande gueule qui ne s’en laisse pas imposer, qui perturbe, qui résonne. Il ne faut pas laisser les autres venir piétiner nos âmes, nos désastres et nos bons coups. Nous sommes capables de le faire nous-mêmes.

Mes pièces parlent d’amour, de haine, de mort, et elles ne sont pas des objets commerciaux avec lesquels on peut faire de l’argent ou de petites choses qu’on peut déconstruire pour le plaisir de l’un ou de l’autre. Elles viennent avec les coups faciles et les coups bas, les flatteries, la gratuité des propos, la profondeur, la superficialité, l’ironie, les coups de gueule, les grimaces, le cliché, la monstruosité, le manque de recherche chorégraphique, la caricature démesurée, la provocation juvénile, le sauvage et l’indomptable.

Il faut les voir et les sentir avec son cœur d’enfant et paradoxalement, il faut pouvoir flirter avec les côtés plus sombres de la connerie humaine. Il faut être prêt à se donner des baffes, fouiller dans un corps, entrer en collision, survivre, vivre, sourire, pleurer, douter et s’ouvrir.

J’adore trop mon métier pour offrir de la purée de merde aux gens. La purée c’est pour les morts. Je le fais avec tout ce que je suis, avec franchise et autodérision.
On ne peut pas plaire à tous et j’ai le devoir de rester intègre envers mes interprètes, mes désirs, mes valeurs et mes contradictions. » Dave St-Pierre

« Le bonheur ce n’est pas assez pour moi. Je demande l’euphorie. »
Bill Watterson, B.D. Calvin and Hobbes

Voir les autres spectacles de Dave St-Pierre