Abou Lagraa – Le Cantique des cantiques

Abou Lagraa – Le Cantique des cantiques
  • abou-lagraa-cantique-des-cantiques-c_dan aucante

Théâtre national de Chaillot

Rencontre Abou Lagraa (TBC)

Jeudi 1er décembre 2016, 19H30

35€  27€

Partager

Avis

M’écrire pour réserver !

J’ai eu la chance d’interviewer et d’animer un bord de plateau avec Abou Lagraa en février 2016 au Théâtre de Vitry-sur-Seine. Je trouve que c’est un homme passionnant à écouter, un artiste qui sait partager ses convictions.

Vu le nombre de spectacles proposés en décembre, j’organiserai la rencontre si nous sommes au moins 10 spectateurs à venir. Je vous remercie de votre compréhension.

Découvrir quelques extraits  et Abou Lagraa sur Numeridanse.tv

Synopsis

« Je suis d’obédience musulmane et il me semblait intéressant de travailler sur ce texte qui vient de la Bible et de la Torah. » En abordant le célèbre Cantique des cantiques, Abou Lagraa a voulu d’emblée ouvrir son regard. La place de la femme, la violence, l’intolérance, déjà abordées dans ses précédentes pièces, sont revisitées dans une tension à la fois intime et universelle. Il y est question du désir sous toutes ses formes, et jusqu’à la violence la plus extrême, mais aussi des frustrations engendrées par une société et une religion qui « censure le plaisir ».

La danse charnelle d’Abou Lagraa se prête particulièrement à ces évocations sensuelles, vibrantes d’un érotisme d’autant plus fort qu’il est interdit. Pour donner à son propos une force encore plus grande, le chorégraphe a travaillé avec le metteur en scène Mikaël Serre, dont la démarche théâtrale s’ancre délibérément dans le réel. D’où une forme originale entre parole et mouvement, portée par deux comédiennes et rythmée par les duos incandescents de six danseurs.

La fusion heureuse, la séparation, la possession brutale et, au-delà, la peur du corps de la femme, le déni de l’homosexualité et la négation des droits humains : sans rien céder de sa gestuelle expressive et stylisée, Abou Lagraa a choisi de tout dire et de tout montrer. Aux débats qui agitent le monde religieux dans son rapport au corps et à l’intégrisme, l’artiste, arrivé à une pleine maturité, répond par un véritable manifeste chorégraphique, en faveur de l’amour et de la tolérance.
Isabelle Calabre pour le Théâtre national de Chaillot